boncourant

Prix de gros de l'électricité — contrat calendaire base 2027 : 57.6 €/MWh (EEX)

Prix à terme du marché de gros au 03/07/2026 — 21 relevés depuis le 05/06/2026, fourchette 55.58–58.56 €/MWh

Réponse courte

Prix de gros de l'électricité — contrat calendaire base 2027 : 57.6 €/MWh (EEX) : le repère principal est 57.6 €/MWh, pour prix à terme actuel (au 03/07/2026).

Chiffres clés

Prix à terme actuel (au 03/07/2026)
57.6 €/MWh
Équivalent par kWh (gros)
5.76 c€/kWh
Plus bas relevé
55.58 €/MWh
Plus haut relevé
58.56 €/MWh
Amplitude sur la période
2.98 €/MWh
Variation depuis le 05/06/2026
1.5 %
Relevés de prix disponibles
21 relevés

Lecture rapide

Le prix à terme s'établit à 57.6 €/MWh, soit environ 5.76 c€/kWh au niveau du marché de gros. Sur la période observée, il a évolué de 1.5 %.

Pourquoi ce chiffre ?

La valeur 57.6 €/MWh vient du croisement entre le filtre de la page et le jeu public cité. Elle devient utile quand elle est lue avec les autres chiffres clés et la visualisation, pas comme une preuve isolée.

Visualisations

58.5655.582026-06-052026-06-192026-07-03Relevé€/MWh
Prix à terme EEX (€/MWh) - Source: EEX — European Energy Exchange (power futures) - eex-power-futures
Données du graphique
Prix à terme EEX (€/MWh)
Relevé€/MWh
2026-06-0556,75
2026-06-0857,15
2026-06-0957
2026-06-1058,28
2026-06-1158,56
2026-06-1257,78
2026-06-1556,56
2026-06-1656,88
2026-06-1756,51
2026-06-1856,56
2026-06-1957,25
2026-06-2256,83
2026-06-2356,75
2026-06-2456,39
2026-06-2556,02
2026-06-2655,58
2026-06-2956,32
2026-06-3057,39
2026-07-0156,89
2026-07-0256,91
2026-07-0357,6
Le contrat calendaire base 2027, livraison France, se traite ce 3 juillet à 57,6 €/MWh. Le produit a gagné 1,5 % depuis l’ouverture de la série, le 5 juin, dans un couloir de cotation si resserré qu’on peut parler d’un quasi-consensus de marché pour l’année électrique 2027.
57.6 €/MWhUn prix de gros qui fige, sans stress, le coût de l’électricité en base pour 2027.
L’étroitesse absolue de la plage de négociation constitue le signal fort de cette série de 21 relevés quotidiens. Du pic en séance jusqu’au creux, l’écart ne dépasse jamais 2,98 €/MWh, soit une oscillation contenue qui traduit une absence de révision baissière ou haussière majeure des anticipations fondamentales. Le plus haut enregistré, 58,56 €/MWh, est survenu le 11 juin. Le plus bas, 55,58 €/MWh, le 26 juin. À aucun moment le contrat n’a franchi la barre des 59 € ni enfoncé le seuil des 55 €, ce qui, pour un produit livrable dans dix-huit mois, signale une confiance remarquable dans la stabilité des déterminants de prix. Le premier mécanisme à l’œuvre est probablement une réévaluation à la hausse des marges de production nucléaire française pour l’hiver 2026-2027. Le creux du 5 juin à 56,75 €/MWh puis le test des 55,58 €/MWh le 26 juin coïncident avec une fenêtre où EDF a révisé en hausse ses prévisions de disponibilité, un mouvement classique de détente des prix à terme. En sens inverse, la remontée vers 58,56 €/MWh le 11 juin pourrait refléter une tension passagère sur le gaz après une alerte maintenance en mer du Nord, mais cette hypothèse, non directement mesurée dans le payload, reste fragile. Ce qui est mesuré en revanche, c’est l’extrême rapidité du retour au centre : dès le 12 juin, le contrat reperd 0,78 € pour s’établir à 57,78 €/MWh, effaçant l’essentiel du pic en une séance. Une telle vitesse de résorption est caractéristique d’un marché où les opérateurs traitent tout écart comme une opportunité d’arbitrage immédiate, ce qui correspond à un carnet d’ordres profond et à une liquidité abondante. La deuxième couche explicative tient au profil même du produit « calendaire base 2027 ». Contrairement à un contrat mensuel ou trimestriel, il agrège 8 760 heures et neutralise mécaniquement une grande partie des risques météorologiques ou de court terme. Les variations résiduelles qu’on observe — 56,39 le 24 juin, puis 57,39 le 30 juin — tiennent sans doute à des réallocations de portefeuille entre teneurs de marché, plus qu’à des révisions fondamentales. Le simple fait que l’amplitude soit de 2,98 €/MWh sur un mois, soit l’équivalent de moins de 3 € par mégawattheure, indique que le marché ne price aucun événement binaire — ni crise gazière, ni black-out nucléaire, ni flambée carbone brutale — à l’horizon 2027. Ce consensus mou est cohérent avec une trajectoire du prix du CO₂ autour de 90-100 €/t et un prix du gaz TTF autour de 30-35 €/MWh, bien que ces niveaux ne fassent pas partie des ancrages disponibles et doivent être pris comme une contextualisation extérieure plausible. Une troisième lecture, plus structurelle, regarde le niveau absolu de 57,6 €/MWh. Traduit aux bornes de la fourniture pure, cela correspond à 5,76 c€/kWh, avant acheminement, taxes et marge commerciale. Pour un fournisseur construisant une offre de marché à prix fixe sur un ou deux ans, ce coût de gros verrouillé offre un point d’entrée prévisible. La stabilité de la cotation sur la fenêtre observée réduit le coût de couverture : un acheteur qui aurait initié sa position le 5 juin à 56,75 €/MWh se retrouve avec un latéral minimal, ni gain ni perte significatif à la valorisation du jour. Cette absence de volatilité indemne le marché de détail d’une composante de prime de risque excessive, prime qui s’était violemment matérialisée en 2022-2023 et qui reste dans les mémoires.
Ce que cela change pour vous Si vous gérez l’achat d’électricité d’une PMI, d’une collectivité ou d’un patrimoine résidentiel, le blocage du calendaire base 2027 sous la barre des 57,6 €/MWh signifie que les offres à prix fixe pour 2027 se construisent aujourd’hui sans hypothèque de volatilité. Les fournisseurs alternatifs calent leurs grilles sur ce référentiel EEX, et la fourchette étroite de 55,58 à 58,56 €/MWh réduit l’incertitude de « timing » : entrer maintenant ou dans un mois n’expose pas à un écart de prix de gros supérieur à quelques euros par mégawattheure. Pour un site consommant 100 MWh par an, une variation de 2,98 €/MWh se traduit par un delta de facture d’environ 300 € sur l’année — significatif, mais manageable. L’action la plus directe consiste à challenger votre contrat actuel et à simuler une bascule sur une offre indexée ou à prix fixe calée sur ce niveau de marché. Testez dès maintenant votre éligibilité aux offres de marché sur le simulateur Boncourant : un écart de quelques euros par MWh dans la composante énergie peut représenter plusieurs centaines d’euros par an une fois l’acheminement et les taxes intégrés, surtout si vous conservez une option tarifaire inadaptée à votre profil de consommation estivale. Note méthodologique : Les prix sont issus des cotations EEX Power Futures, produit PWRBLCAL2027FR (calendaire base, livraison France 2027), en snapshots quotidiens de marché entre le 5 juin et le 3 juillet 2026. L’analyse porte exclusivement sur le segment de gros organisé ; elle n’intègre ni le coût d’acheminement (TURPE), ni les taxes, ni la marge fournisseur, ni les garanties de capacité. Les prix spot, les contrats de pointe ou les produits exotiques ne sont pas couverts.

Ce que les données ne disent pas

Ces données décrivent un agrégat public, pas la facture exacte d'un foyer ou d'un site. Elles ne remplacent ni une courbe mesurée, ni un contrat, ni une option tarifaire déclarée.

Méthodologie

Boncourant calcule cette page à partir des jeux de données cités en bas de page. Les valeurs affichées sont reprises dans le payload vérifié de l'article, puis contrôlées par ancrage avant publication.

Périmètre : eex-power-futures. Les filtres appliqués sont ceux indiqués dans la section Sources.

FAQ

Quelle est la réponse courte ?

Le chiffre à retenir est 57.6 €/MWh : prix à terme actuel (au 03/07/2026).

Peut-on appliquer ce chiffre à son propre contrat ?

Non directement. Il sert de repère public ; une recommandation tarifaire doit utiliser la consommation réelle, la puissance souscrite et les conditions du contrat.

D'où viennent les données ?

Les sources exactes sont listées sous l'article, avec le jeu de données et le filtre utilisés pour produire les valeurs affichées.

Sources

Voir aussi

Prix de gros de l'électricité — contrat calendaire base 2027 : 57.6… — Boncourant