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Prix de gros de l'électricité — contrat calendaire base 2028 : 50.95 €/MWh (EEX)

Prix à terme du marché de gros au 26/06/2026 — 16 relevés depuis le 05/06/2026, fourchette 50.89–52.24 €/MWh

Réponse courte

Prix de gros de l'électricité — contrat calendaire base 2028 : 50.95 €/MWh (EEX) : le repère principal est 50.95 €/MWh, pour prix à terme actuel (au 26/06/2026).

Chiffres clés

Prix à terme actuel (au 26/06/2026)
50.95 €/MWh
Équivalent par kWh (gros)
5.1 c€/kWh
Plus bas relevé
50.89 €/MWh
Plus haut relevé
52.24 €/MWh
Amplitude sur la période
1.35 €/MWh
Variation depuis le 05/06/2026
-1.7 %
Relevés de prix disponibles
16 relevés

Lecture rapide

Le prix à terme s'établit à 50.95 €/MWh, soit environ 5.1 c€/kWh au niveau du marché de gros. Sur la période observée, il a évolué de -1.7 %.

Pourquoi ce chiffre ?

La valeur 50.95 €/MWh vient du croisement entre le filtre de la page et le jeu public cité. Elle devient utile quand elle est lue avec les autres chiffres clés et la visualisation, pas comme une preuve isolée.

Visualisations

52.2450.892026-06-052026-06-162026-06-26Relevé€/MWh
Prix à terme EEX (€/MWh) - Source: EEX — European Energy Exchange (power futures) - eex-power-futures
Données du graphique
Prix à terme EEX (€/MWh)
Relevé€/MWh
2026-06-0551,84
2026-06-0851,99
2026-06-0951,8
2026-06-1051,93
2026-06-1152,24
2026-06-1251,64
2026-06-1550,89
2026-06-1651,18
2026-06-1751,41
2026-06-1851,52
2026-06-1951,95
2026-06-2251,82
2026-06-2351,63
2026-06-2451,01
2026-06-2550,94
2026-06-2650,95
Le 26 juin 2026, le contrat calendaire base 2028 traité sur l’EEX s’est arrêté à 50,95 €/MWh, soit 5,1 c€/kWh. Depuis le 5 juin, la cotation a cédé -1,7 % sans jamais sortir d’un couloir étroit : 1,35 €/MWh d’amplitude en 16 séances. Cette inertie offre une lecture rare du consensus de marché sur l’équilibre électrique français à l’horizon 2028.
1.35 €/MWhEn trois semaines, le contrat 2028 n’a jamais quitté un corridor de 1,35 €/MWh : une stabilité qui parle de confiance, pas d’absence d’information.
Le contrat calendaire base fixe un prix anticipé pour une fourniture continue sur l’année entière. À 50,95 €/MWh, il agrège une projection sur plus de 8 760 heures, où chaque plage horaire pondère les coûts marginaux de la dernière unité appelée. L’étroitesse de la bande semaine après semaine suggère que les opérateurs n’entrevoient ni choc d’offre ni réveil brutal de la demande pour 2028. Le plus haut de la série, 52,24 €/MWh le 11 juin, a immédiatement été suivi d’une correction vers le point bas de 50,89 €/MWh le 15 juin, avant un lent réalignement autour de 51 €/MWh. Aucun franchissement de seuil technique, aucune escalade volatile : le marché rejette les primes de risque. Ce profil de prix s’explique d’abord par l’anticipation d’un parc de production français bien garni. La composante nucléaire, dont le coût marginal court est très inférieur à 10 €/MWh, écrase le merit order pour l’essentiel des heures creuses et une bonne partie des heures pleines, ce qui ancre le prix de base annuel dans une zone modérée. Le différentiel jusqu’à 50,95 €/MWh est alors comblé par les heures où le gaz, le charbon ou les interconnexions fixent le prix marginal. Probablement, les marchés évaluent que l’année 2028 verra une disponibilité du parc nucléaire suffisante pour qu’un nombre limité d’heures fasse appel à la thermique fossile, et que le prix du CO₂ et du gaz restera stable à ces échéances — hypothèse que le resserrement de l’amplitude à 1,35 €/MWh rend cohérente. Un regain d’incertitude sur la maintenance des réacteurs ou un dérapage du prix du carbone aurait en effet élargi immédiatement la fourchette, comme on l’avait observé lors des crises antérieures. La structure de la série révèle aussi que la demande anticipée pour 2028, intégrant les efforts d’efficacité et l’électrification progressive des usages, ne modifie pas la physionomie du mix à un point tel qu’elle ferait exploser le prix de base. L’élasticité apparente reste contenue : le passage de 51,84 €/MWh le 5 juin à 50,95 €/MWh le 26 juin, soit une baisse modeste, n’a pas été rectifié par une couverture massive de la part d’acheteurs soucieux de sécuriser un volume ; c’est le signe que l’offre perçue est abondante relativement aux besoins. Le nombre de 16 relevés réguliers sans écart-type important conforte ce diagnostic d’un marché liquide mais peu agité. Pour un ménage, le prix de 5,1 c€/kWh ne représente qu’une brique de la facture finale — la fourniture pure, avant acheminement, taxes et marge commerciale. Dans la structure du tarif réglementé, cette composante s’ajoute au TURPE et aux CSPE, CTA, TVA, qui portent le prix toutes taxes comprises bien au-dessus de 20 c€/kWh. Ramené à un foyer résidentiel, la part énergie issue de ce contrat calendaire pèse environ un tiers du total TTC. Un niveau de 50,95 €/MWh permet donc à un fournisseur qui couvre son portefeuille sur le contrat 2028 de proposer une offre de marché sensiblement inférieure au tarif réglementé, à condition que ses coûts commerciaux restent maîtrisés. L’écart se lit directement dans la rentabilité comparée des offres indexées sur le marché de gros : lorsque la prime de risque d’approvisionnement est quasi nulle, la transmission au consommateur est plus directe.
Ce que cela change pour vous Si vous êtes encore sous une offre indexée au TRV ou verrouillée sur un prix fixe négocié en période de cherté, le niveau de 50,95 €/MWh pour 2028 constitue un signal : les fournisseurs qui hedgent dès aujourd’hui leurs volumes futurs peuvent reconstruire des grilles tarifaires compétitives. Vérifiez si votre contrat actuel comporte une clause d’indexation au marché de gros ou s’il date d’une époque où le calendaire dépassait 80 €/MWh. Comparez les offres de marché qui utiliseront ce contrat 2028 comme référence, et isolez le poste « énergie » de votre facture : la stabilité inédite du produit EEX pourrait vous assurer une visibilité pluriannuelle sans alourdir votre budget chauffage. Passez votre profil de consommation dans le simulateur Boncourant pour identifier l’offre la plus proche de ce signal de marché. Note méthodologique Données issues du snapshot EEX Power Futures (produit PWRBLCAL2028FR, France), collectées par eex_scraper entre le 5 et le 26 juin 2026. Les prix sont des cotations à terme pour une livraison base 2028, hors coûts d’acheminement et taxes. Le périmètre se limite aux 16 points de la série autorisée, laquelle ne capture pas les prix spot ni les contrats de pointe. La médiane du marché de gros n’est pas directement transposable au prix de détail, dont la composante réseau et la fiscalité représentent plus de la moitié de la facture TTC.

Ce que les données ne disent pas

Ces données décrivent un agrégat public, pas la facture exacte d'un foyer ou d'un site. Elles ne remplacent ni une courbe mesurée, ni un contrat, ni une option tarifaire déclarée.

Méthodologie

Boncourant calcule cette page à partir des jeux de données cités en bas de page. Les valeurs affichées sont reprises dans le payload vérifié de l'article, puis contrôlées par ancrage avant publication.

Périmètre : eex-power-futures. Les filtres appliqués sont ceux indiqués dans la section Sources.

FAQ

Quelle est la réponse courte ?

Le chiffre à retenir est 50.95 €/MWh : prix à terme actuel (au 26/06/2026).

Peut-on appliquer ce chiffre à son propre contrat ?

Non directement. Il sert de repère public ; une recommandation tarifaire doit utiliser la consommation réelle, la puissance souscrite et les conditions du contrat.

D'où viennent les données ?

Les sources exactes sont listées sous l'article, avec le jeu de données et le filtre utilisés pour produire les valeurs affichées.

Sources

Voir aussi

Prix de gros de l'électricité — contrat calendaire base 2028 : 50.95… — Boncourant